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Procession del Céqwemme
Le dimanche, à 17h, une trentaine de tambours et clairons de la Clique de la royale Garde Saint-Jean prend le départ au coin de la rue Jardon, juste après le premier tir de «tchambes» dû au groupe des carillonneurs herviens, pour rappeler dans toutes les rues la cérémonie du lendemain. Des bannières et des oriflammes enjambent les rues où passera la procession et les fenêtres des maisons s'ornent de crucifix, de statues, de fleurs et de bougies qu'on allumera au passage du Saint-Sacrement. Le lundi, à 3h du matin, les tambours reprennent la route pour sonner le réveil et, à partir de 4h, les Herviens et les anciens Herviens revenus pour la circonstance, se rassemblent devant l'église. A 5h, les tambours s'ébranlent et la procession se met en marche, par n'importe quel temps, beau ou mauvais. C'est ce qu'on appelle le départ du premier tour. Le cortège est à ce moment très simple. On peut y voir en tête une bannière puis les tambours et quelques musiciens, les fidèles sur deux rangs, priant et chantant, la statue de la Sainte Vierge appelée «la petite Notre-Dame du premier tour»; les acolytes, le clergé et le Saint-Sacrement porté sous le dais lui aussi «du premier tour». Le premier arrêt se fait rue Jardon, au reposoir élevé devant le grand crucifix datant de 1850. On y donne la première bénédiction au son des clairons et de la pétarade des «campes» qui annoncent à tous le début de la procession. On suit alors la route de la Clé, et sortant de la ville, on passe sous le viaduc de Noblehaye où a lieu la distribution d'un feuillet de chants et le comptage des participants. Dans le petit jour qui se lève, entre les haies derrière lesquelles accourt et vient se ranger parfois une troupe de vaches curieuses, par la rue de Noblehaye et le chemin Laboulle, on arrive à la ferme des Fawes où se donne la seconde bénédiction, au son des clairons. A ce moment commence la partie la plus pittoresque de la procession. On descend à travers les prairies, où le fermier a fauché une largeur d'herbe et ouvert les barrières pour permettre le passage; on enjambe le petit ruisseau de Bolland puis on remonte par le lieu-dit «so l'hougne» vers la route de Maastricht. A la «Croix de pierre» se donne la 3ème bénédiction. De là, sur deux rangs, on se dirige par la grand-route vers Battice mais on s'arrête auparavant devant le reposoir de Chesseroux où le curé de Battice et ses paroissiens rejoignent la procession. Le curé y donne la 4ème bénédiction, de nouveau au son des clairons et des «tchambes». Ensuite, cette fois sous un soleil vigoureux, quand il veut bien être présent, la procession se dirige vers l'église de Battice. Là, les fidèles peuvent assister à la messe et ensuite aller se restaurer tandis que ceux qui ne font que le premier tour, la moitié environ des participants, retournent vers Herve. Vers 9h, le cortège se reforme pour entamer le deuxième tour. Par la route de Verviers on se rend à l'église de Manaihant. Les participants font une courte halte à l'église, se désaltèrent puis reprennent la route vers Bruyères. Là, à l'église, on donne la bénédiction suivie pour les uns d'un certain temps d'adoration du Saint-Sacrement tandis que les autres se restaurent car il est près de midi. La procession prend alors la route de la Maison du Bois, s'arrête pour la bénédiction à la chapelle Legrand et pour une nouvelle bénédiction au carrefour de Hubertfays. La marche entame maintenant la chaussée de Liège pour remonter vers Herve, certaines années sous une chaleur accablante. Au reposoir dressé au lieu-dit «sur les Vignes» les participants courageux feront la jonction avec la procession arrivée de Herve.
Son origine doit être ancienne et se perd dans le passé. La première mention retrouvée remonte à 1592, sous le pastorat de Nicolas Pucetanus. Vocabulaire :
Séqwemme-Céqwemme-Cicwemme-Cincwcmme-Cinqwemme : vient du latin «quinquagésime» qui signifie cinquantième ou Pentecôte (cinquante en grec), fête se célébrant 50 jours après Pâques. |
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