Aucune signification n'a encore été trouvée pour ce nom.
Durant des siècles, les habitants se sont rendus à Soiron. En 1805, on bâtit à Xhendelesse une grande chapelle dédiée à St Alexandre car elle reçut du moine Jean-Nicolas Closset un reliquaire avec le crâne de St Alexandre.
En 1853, l'église actuelle fut construite par l'architecte Jean-Charles Delsaux et elle fut bénie le 21 juillet 1854. En 1860, après la mort du moine, le conseil de Fabrique vendit le reliquaire à l' Etat Belge. Ce reliquaire se trouve actuellement au musée du Cinquantenaire à Bruxelles. En échange, l 'Etat donna à l'église de Xhendelesse une série de tableaux que nous pouvons encore admirer aujourd'hui :
Pendant la révolution brabançonne, en 1789, une rencontre eut lieu en cet endroit entre les patriotes et les Autrichiens. Pendant la lutte, un coup de feu, parti d'une habitation près de la chaussée, vint frapper le Lieutenant-Colonel de Restaing.
Cette habitation fut aussitôt incendiée et une douzaine de personnes périrent dans les flammes.
En 1787, lors de la construction de la chaussée de Soumagne à Herve, on jeta un pont, le pont Cloris, sur le petit ruisseau qui marquait la limite entre la Principauté de Liège et le Duché de Limbourg. On surmonta ce pont d'une "Belle Pierre" que l'on décora avec les écussons des deux pays.
Monument classé le 25 janvier 1935.
Bâtie par Adam Leboeuf au 16ème s., même après sa restauration en 1839, cette chapelle était une humble bâtisse intéressante surtout pour son Christ couronné du 15ème siècle.
Mais en 1930, la chapelle, complètement en ruines, fut démolie et une nouvelle chapelle fut construite, mais à un autre endroit dans le carrefour.
Ferme constituée de deux bâtiments parallèles datant du 17ème s. et qui a remplacé un château bâti au 16ème s. : le château de la Ferté. Ce château ne fut jamais un château féodal. Il fut habité pendant les guerres de Louis XIV par un officier français, le marquis de la Ferté, qui l'utilisait comme pied-à-terre lors de ses campagnes en Belgique.
Lorsqu'on examine bien de la route le bâtiment de gauche, on aperçoit des "s'il plaîst a Dju", sorte de créneaux situés en coin afin de pouvoir accoler ultérieurement un autre bâtiment. Il s'agissait donc d'un souhait : celui de récolter un jour suffisamment d'argent pour agrandir sa maison.
La fabrication de clous est une des plus anciennes industries de Belgique. Dans nos régions, à Soiron et surtout à Xhendelesse, à une certaine époque, on comptait jusqu'à 700 ou 800 cloutiers.
Chaque cloutier (en wallon : clawtîs) avait une petite forge dont le soufflet était actionné soit par une pédale, soit par un chien qui trottait (comme un hamster) sur une roue à tambour. Ce travail occupait toute la famille. Un bon travailleur faisait 15 à 20 clous par minute à partir de tiges rondes ou carrées de 1,7 m. de long que lui fournissait une autre personne (le marchotais : le marchand) et à qui le cloutier devait en compensation fournir un nombre préalablement déterminé de clous.
A Xhendelesse, six clouteries existaient à la cour Maguette. On y fabriquait principalement des clous de souliers. La clouterie était une profession d'appoint et ceux qui s'y livraient, fabriquaient des clous en hiver et reprenaient leur vrai métier en été : mineurs, peintres, maçons, plafonneurs ou briquetiers. Les épouses, par contre, continuaient à professer même en été.
Le cloutier pratiquait aussi un sport : le jet du marteau (marteau d'une livre = environ 0,5 kg), dont le but était d'atteindre un endroit désigné en lançant le moins de fois possible son marteau. Ce sport qui avait lieu le matin du Mardi Gras n'eut pas lieu à Xhendelesse ; mais les cloutières, pour rompre la monotonie de leur travail, se livraient à diverses farces amusantes :
Ancienne potale portant l'inscription :
"P.P. Les Fidèles Trépassés, 1754", et que le propriétaire a réemployée pour édifier une grotte en l'honneur de N.-D. de Lourdes.