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Plantes invasives

Les renouées asiatiques

 

 



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La Berce du Caucase

 

La Ville de Herve a mis et continue à mettre en place différentes initiatives pour la gestion des plantes invasives (notamment par la formation des agents communaux). La berce du Caucase est dangereuse pour la santé, sa sève contient des substances chimiques qui provoquent des brûlures. Si les gestions sont menées trop tardivement et que des graines se dispersent, le site sera à nouveau ensemencé. Ces graines pourront également atteindre de nouvelles stations et donner naissance à de nouvelles populations, c’est pourquoi il est recommandé de les traiter au moment opportun, en théorie à la mi-mai, début juin.

Conseils de gestion

 

La gestion consiste à empêcher toute nouvelle graine de se disperser en supprimant les individus en fleurs avant que les graines ne se forment. La coupe sous le collet a été identifiée comme la technique la plus efficace et la plus sécuritaire. Des gestions identiques répétées annuellement permettront d’épuiser la population en éliminant les différentes générations d’individus présentes sur le site et mener à l’éradication. Si les gestions sont menées trop tardivement et que des graines se dispersent, le site sera à nouveau ensemencé. Ces graines pourront également atteindre de nouvelles stations et donner naissance à de nouvelles populations.

 

A faire

 

  • Gérer la plante en fleurs avant la formation des graines (mi-mai / début juin).

 

  • Travailler avec un équipement complet : gants imperméables, lunettes de protection (ou masque) et vêtements de protection imperméables.

 

  • Pratiquer la coupe sous le collet, à 10 - 15 cm en dessous du sol, à l’aide d’une houe (à vigne conseillée) ou d’une rasette du bûcheron.

 

  • Après coupe de l’individu, couper les ombelles à même le sol afin de limiter toute projection de sève. Si la maturation des ombelles est avancée, brûler les ombelles dès que possible.

 

  • Stocker le reste du matériel végétal de manière groupée en milieu ouvert et s’assurer du séchage complet ou exporter en couvrant correctement les remorques.

 

  • Nettoyer les outils à grandes eaux avec des gants imperméables.

 

  • Réaliser une vérification 3 semaines environ après la gestion.

 

  • Répéter l’opération pendant plusieurs années successives.

 

A ne pas faire

 

 

  • Ne pas planter, semer ni distribuer.

 

  • Ne pas traiter chimiquement en bordure de cours d’eau ou en zone naturelle préservée.

 

  • Ne pas faucher, ou couper sous l’ombelle sans coupe sous le collet sous peine qu’une seconde fructification ne se produise.

 

  • Ne pas toucher sans se munir de gants imperméables.

 

  • Ne pas toucher les outils souillés à mains nues.

 

  • Ne pas jeter les résidus de fauche dans la nature ou dans la rivière.

 

  • Ne pas stocker les résidus de fauche en milieu fermé sans surveillance.

 

  • Ne pas transporter les résidus non correctement couverts.

 

  • Ne pas composter. Ne pas déplacer les terres contaminées.

 

 

 

N’hésitez pas à prendre contact si vous possédez ou constatez sa présence sur notre territoire avec nos services.

 

environnement@herve.be ou faites part de vos observations au Comité local Berwinne-Julienne : Berwinne@meuseaval.be., au Contrat Rivière Vesdre : coordination@crvesdre.be, vous pouvez également encoder vos observations sur  le lien suivant : http://www.wallonie.be/berce

 


La rouille grillagée

C’est parce que les arbres fruitiers haute tige font partie de l’identité régionale, et particulièrement les poiriers dont la variété Légipont est une obtention locale, qu’il faut les sauver de l’épidémie qui les affaiblit et les tue petit à petit.

En effet, depuis une quinzaine d’années, les poiriers sont la proie d’une nouvelle maladie parasitaire : la rouille grillagée qui peu à peu décime les derniers poiriers de nos vieux vergers.

Faire connaissance avec la maladie pour être à même de libérer définitivement les poiriers de cette épée de Damoclès qui, si rien n’est fait, emportera inexorablement la plupart d’entre eux, sans avoir recours aux produits phytosanitaires, tel est l’objectif de cette note que la commune fait distribuer à tous les citoyens.

Tous, ou presque, nous pouvons intervenir pour enrayer ce fléau, si seulement nous acceptons de mettre un peu de notre civisme au service d’un des de notre patrimoine hélas en sursis.

Cette note permet de comprendre la portée de l’indispensable action qui est proposée pour que les poiriers puissent encore habiter nos paysages.

Le responsable : l’agent de la rouille grillagée

Il s’agit d’une maladie qui sur les feuilles des poiriers (mais aussi sur les fruits), se manifeste par des tâches de couleur orangée (figure 1).  La rouille grillagée est due à un micro-champignon parasite du nom de GYMNOSPORANGIUM fuscum (appelé aussi sabinae) qui ne développe pas un beau pied avec chapeau (comme le Bolet ou l’Agaric) même s’il produit des basadiospores comme eux.

GYMNOSPORANGIUM fait parie de la famille des PUCCINIACEES.
Il en a donc les particularités vitales essentielles.  Pour ce qui nous préoccupe ici, une de leurs caractéristiques est que les rouilles sont des champignons parasites hétéroïques, c’est-à-dire qu’ils doivent profiter de deux hôtes successifs pour accomplir leur cycle vital annuel.

Et mieux encore pour notre lutte contre ce fléau, la rouille à des exigences physiologiques très étroites quant au choix des hôtes primaires qu’elle investira pour y développer un foyer de dispersion pluriannuel. L’hôte primaire est le genévrier (JUNIPERUS), plus précisément uniquement certaines variétés horticoles sur lequel la rouille « passe » la période hivernale alors que l’hôte secondaire est le poirier sur lequel elle « passe » la bonne saison.

A l’inverse d’autres champignons, tel le chancre dû à NECTRIA, il ne persiste pas sur l’écorce du poirier en hiver.  Le poirier doit donc obligatoirement être infecté chaque printemps !

Cycle vital de la rouille grillagée. (voir)

Le qualificatif « grillagée » provient du fait qu’en été, sur la face inférieure des feuilles, les tâches de rouille développent des excroissances vers le bas dont les extrémités éclatent en un réseau de filaments mycéliens au niveau desquels s’individualisent les écidiospores (figure 2).

Afin que tout le monde puisse à son aise juger de l’utilité capitale qu’il y a de supprimer les réservoirs infectieux que représentent les Genévriers horticoles sensibles, les uniques vecteurs potentiels de la maladie (quand ils sont infectés), il a semblé bon d’illustrer le cycle vital annuel de la rouille grillagée (figure 3).

Comme le montre le schéma, la période hivernale se passe sur le genévrier, hôte primaire et la période estivale sur le poirier, hôte secondaire.  Les deux fois, le transfert de la maladie d’un hôte à l’autre se réalise par l’émission des spores (taille de l’ordre du micromètre et poids de l’ordre du microgramme) véhiculées par le vent.  Au total, dans le cycle, il y a 4 types de spores différentes : basidiospores, pycnidiospores, ecidiospores, teleutospores qui sont chacune à leur manière des éléments de propagation de l’infection.

Pour que l’information soit complète, il faut encore faire remarquer que le genévrier est un hôte permanent de la rouille (une fois qu’il a été infecté) par les renflements fusiformes (figure 4) qu’elle développe sur les rameaux.  Ces rameaux présentent des épaississements allongés permanents qui à la fin de l’hiver se couvrent de verrucosités.  Celles-ci sous l’effet de la pluie deviennent des masses gélatineuses où s’isolent les teleutospores (figure 5).  Ces dernières à la faveur de l’humidité, germent en développant un filament mycélien à 4 divisions (la baside).

Chaque entité de la baside émet un court prolongement, un stérigmate, au bout duquel s’externalise une basidiospore (figure 6), ce sont ces spores qui, au début du printemps, sont transportées par le vent et contaminent les jeunes feuilles du poirier du voisinage (le plus souvent sur une distance d’une petite centaine de mètres, mais parfois sur 2 ou 3 kilomètres).

De ce mode de vie caractéristique des Puximacie, il apparaît clairement que le moyen idéal d’enrayer la maladie de la rouille est de réduire au maximum les possibilités de contamination printanière des poiriers en supprimant les foyers infectieux.

Une preuve irréfutable de cette évidence est la belle production de poires de belle qualité à l’automne 2007 malgré la présence de la maladie depuis 10 ans.  Pareille production régionale n’a été possible que parce que les poiriers n’ont guère soufferts de la rouille cet été pour la simple raison que la sécheresse du mois d’avril a empêché la formation de téléteuspores … ce qui a provisoirement interrompu le cycle vital de la rouille.

Lutte préventive contre la rouille grillagée

La suppression des réservoirs infectieux permanents que représentent les variétés sensibles de genévriers est le moyen le plus simple de mettre fin à la lente agonie des poiriers de nos vergers.

Il faudra donc éviter de planter et de vendre des variétés horticoles de genévriers sensibles mais aussi procéder à l’arrachage des ces mêmes variétés là ou elles ont été plantées.

Cette mesure radicale ne nuira nullement à la biodiversité puisque le genévrier commun, espèce protégée, n’est pas sensible à la rouille grillagée.

Mais s’il faut se résoudre à supprimer de nos jardins et espaces publics certaines variétés de ces conifères ornementaux, il y en a d’autres qui sont résistantes à la rouille grillagée et donc encore plantables.

Voici les espèces de genévriers résistants :

  • Genévriers      commun (sauvage et protégé),
  •                        horizontalis
  •                        Conferta horticoles avec différentes formes et couleurs
  •                        procumliens
  •                        squamata

Plus d'infos : www.rouillegrillagee.be

Didier Brick, responsable de projet, assure les aspects administratifs. Il est votre personne de contact via l’adresse suivante : rouillegrillagee@amisdelaterre.be ou gsm : 0497/82.63.83