Ville de Herve

Ville de Herve

Julémont


Eglise de Julémont (alt. 228 m.).

Depuis le 13ème s. existe à Julémont une chapelle probablement d'origine castrale. L'église actuelle fut construite entre 1926 et 1928. Elle domine l'horizon et se distingue à des kilomètres à la ronde.

Juste devant l'église, magnifique pompe à eau, en fonte, datant de la fin du 19ème s. ou du début du 20ème s.

Maison natale de Jean Bolland (Maestricht, 146).

Dans cette maison vécut Jean Bolland, mayeur à Julémont de 1609 à 1643.

Son fils prénommé Jean également, né en 1596, fut la gloire de Julémont et, au-dessus de la porte d'entrée, une pierre gravée rappelle son souvenir.

Le mayeur de Julémont voulait pour son fils une éducation qui l'aiderait à servir l'honneur de la famille.

A 10 ans, le fils entre au très réputé Collège des Jésuites de Maestricht. Il prend goût au latin et le cultive avec grande maîtrise. Ses professeurs soulignent sa mémoire extraordinaire des faits historiques, son goût pour la poésie et sa très grand facilité de style.

A 17 ans, Jean entre au noviciat des Jésuites à Anvers et, bien qu'étant le plus jeune du groupe, il y rend tous les services requis par la maison. On l'envoie ensuite à Louvain pour des études en philosophie et il devient alors professeur.
Mais, à 24 ans, il regagne Louvain pour une étude approfondie de théologie. Doué d'une robustesse physique, morale et intellectuelle peu commune, il étonnait ses condisciples.

A Anvers, pendant que croît le renom de Jean Bolland, un de ses confrères, le Père Héribert Rosweyde, entreprend d'élaguer la forêt de l'histoire afin de rendre aux saints leur vraie physionomie. Son plan était grandiose et, durant 22 ans, il rassembla des notes. Mais la mort vint ruiner ses espérances : atteint d'une maladie contagieuse contractée au chevet d'un malade sur lequel il avait veillé toute une nuit, il expira le 5 octobre 1629.

Les Supérieurs Majeurs invitent alors Bolland à poursuivre cet énorme travail. Il accepte, s'entoure de correspondants étrangers et de collaborateurs et, en 1643, il publie deux énormes volumes concernant les saints du mois de janvier (2500 pages).

Les savants qui étudient l'ouvrage tombent en admiration. Cette publication est considérée comme un événement. En 1658, paraissent 3 volumes de février qui reçoivent le même accueil. Même le Pape Alexandre VII désire rencontrer le Père Bolland.

Mais, le 29 août 1665, Jean Bolland est frappé d'apoplexie et, le 12 septembre, il sombre dans le coma. Bien qu'ayant rejoint les saints qu'il avait si vaillamment et si utilement servis, Jean Bolland voit son travail poursuivi par ses disciples et aujourd'hui encore, la Société des Bollandistes garde toute son autorité dans le monde scientifique.

Château-ferme d'Asse (Coronmeuse, 98).

Asse, est le nom du ruisseau qui coule dans cette vallée et qui a donné son nom à ce petit château très pittoresque qui appartenait à la petite seigneurie foncière d'Asse. Il est le type même de l'ancienne gentilhommière : moitié ferme, moitié castel. Ce château date probablement du 14ème s. mais a été remanié au 20ème s.

Moulin d'Asse (Coronmeuse, 106).

Ce moulin est une véritable antiquité mais on n'en retrouve des traces qu'au 16ème siècle. Par suite de progrès techniques, la roue à eau a été remplacée par des moteurs; mais le moulin actuel possède toujours sa roue, malheureusement invisible de l'extérieur. Aujourd'hui, ce moulin est devenu une exploitation agricole.

Une tradition populaire rapporte qu'un campement y fut établi par Jules César d'où l'expression Julié-mons ou mont de Jules. Aucun document ne peut appuyer cette thèse.

Au 12ème s., on trouve la forme de Gislerimons, le mont de Gisler ou de Gisilar, nom d'un certain colon qui aurait exploité ce territoire.

Au 13ème s., ce nom serait devenu Gislemont.