Ville de Herve

Ville de Herve

Folklore

Cavalcade

Avec de nombreuses harmonies internationales, des chars locaux et régionaux et divers autres groupes, ce cortège est sans aucun doute l'un des plus somptueux de la province de Liège.

50.000 badauds se pressent chaque année dans les rues de Herve pour découvrir les chars qui ont pour particularité commune d'être tous tirés par des chevaux de trait, ardennais et brabançons.

Cette année encore, le comité organisateur vous réserve un cortège haut en couleurs, composé de nombreuses harmonies et d'une trentaine de chars régionaux !

La journée se clôturera par le traditionnel rondeau final et par un feu d'artifice précédé du célèbre tir de campes des Carillonneurs herviens.

Venez nombreux nous rejoindre pour cette journée et ce week-end placés sous le signe de l'amusement en famille et entre amis !

Site web : http://www.cavalcadeherve.com

Kermesses villageoises

Manaihant quatrième week-end de juin
Grand-Rechain premier week-end de juillet
Herve le 21 juillet (commémoration de la Fête Nationale)
Bolland troisième et quatrième week-end de juillet
Charneux troisième et quatrième week-end d'août
José dernier week-end d'août
Chaineux premier dimanche de septembre
Battice second week-end de septembre
Bruyères troisième week-end de septembre
Julémont troisième et quatrième week-end de septembre
Xhendelesse premier week-end d'octobre

Confréries

La Seigneurie du Remoudou

Fondée en 1960, la Seigneurie du Remoudou s’est inscrite dans l’action promotionnelle des produits laitiers du Plateau de Herve et, par voie de conséquence, des fromages de Herve.
C’est en s’appuyant sur des réalités historiques, en y associant l’indispensable facette folklorique, que ce vénérable groupement s’efforce de «parler» des fromages de Herve, en faire découvrir les richesses gastronomiques, interpeller les professionnels des métiers de bouche, maintenir à notre ancestral et incomparable Remoudou, sa vocation médiévale d’Ambassadeur itinérant dans notre pays et dans toutes les régions d’Europe où «gens de goût» célèbrent cet ornement subtil des plus gourmandes tables qui se nomme fromage et s‘écrit REMOUDOU.
Les origines officielles du fromage de Remoudou remontent au XVème siècle à l’époque des Seigneurs de Xhéneumont et du non moins célèbre Charles Quint qui, le 8 janvier 1544, se rendant de Liège à Aix-la-Chapelle, loge à Herve et déguste ce célèbre fromage fermier.

Le Remoudou, héritier du légitime «Fijne Limburgse Kaas» fabriqué selon une recette séculaire inscrite pour la première fois dans les registres officiels par un Seigneur de Xhéneumont, a donc pour parrain un Seigneur de Xhéneumont, historiquement le premier des Seigneurs du Remoudou.

Anciennement fabriqué avec du lait retraité (seconde traite), en wallon «rimoude» d’où son appellation REMOUDOU, il est un exemple unique d’un fromage fermier typique venu du Moyen-Age qui, par ses qualités, fut monnaie courante pour le paiement d’un bien immobilier ou foncier au Pays de Herve.

Cérémonial des Chapitres du Remoudou

Les Seigneurs du Remoudou ont une tenue d’apparat qui s’inspire des costumes du XVIème siècle et plus particulièrement de ceux que l’on rencontrait à la cour de Charles Quint.


Les intronisations se déroulent au cours du Chapitre annuel, les distinctions décernées sont «Gente Dame du Remoudou», «Fin Tasteur du Remoudou», «Honorable Ami du Remoudou» et enfin «Seigneur du Remoudou».

Noms des membres fondateurs :
Le grand maître Pierre Jaminet, René Aldenhoff, Emile Constant, Guy Deliège, Albert Delsaute, Joseph Detry, Léon Duysens, Lambert Georges, Jean Gutkin, Charles Laballue, Charles Liégeois, Victor Liégeois, Michel Marnette, Jean Nyssen, Serge Piron, Herman Royen, Joseph Ruwet, Hubert Schifflers, Henri Straetmans, Franz Viellevoye, Melchior Wathelet.

Le grand Maître :
M. Pierre Leconte rue Neuvehaye, 51 à 4670 Mortier. Tél. 0471/831 325

La Confrérie du Herve

La Confrérie du fromage de Herve est née le 25 mars 1967. Elle a pour but de faire connaître ce délectable fromage produit dans la région du même nom qu'est Herve. Par la recherche gastronomique, l'accord subtil avec différents vins ou autres produits de bouche, la Confrérie tient à véhiculer la qualité de ce fruit du travail de l'homme et de la nature, venu du fond des âges.

Dans le Roman de la Rose, de Jean Renard, en 1230, on parle d'un fromage gras et sain de la Berwinne. Charles Quint, en 1544, lors d'une halte avec ses soldats à Herve, l'aurait apprécié.

Accordé officiellement lors de la Foire Internationale de Paris en 1969 avec le grand vin français de Château Neuf du Pape, le fromage de Herve a été reconnu comme l'un des meilleurs du monde avec les célèbres Vacherin suisse et Stilton anglais. En 1996, il entre dans la famille des Appellations d'Origine Protégée, décernées par la Communauté Européenne après un long processus d'analyse. A tout cela, la Confrérie n'est pas étrangère et s'enorgueillit de nombreuses intronisations de personnalités en Belgique et à l'étranger, personnalités ayant la possibilité de mettre en exergue, de près ou de loin, ce merveilleux produit, générateur de tant de convivialité.

Le Grand Chambellan :
Luc Henrard Place du Marché 12a - 4651 Battice - 087/67.95.57 - luc.henrard@scarlet.be

La Confrérie de la Poule noire de Herve

Association de fait, constituée le 20 mars 2007, par six amies.

Elle a pour but de promouvoir la sauvegarde de la race de la Poule Noire de Herve et d'organiser des festivités et fêtes gastronomiques qui remettront à l'honneur de vieilles coutumes herviennes et qui permettront de soutenir des associations ou des actions caritatives.

Chaque année, le Chapitre, qui se déroule le 2ème samedi de septembre, décide des personnes à introniser en tant que "Compagne Membre d'honneur de la Confrérie de la Poule Noire de Herve". Le titre de"Coq" sera décerné chaque année à un homme pour une durée d'un an. Le titre de "Grand Cordon de la Confrérie de la Poule Noire de Herve" peut également être décerné à titre exceptionnel.

Le produit de la confrérie dénommé "le pisse poule", délicieux breuvage, à base de produits du terroir et bien sûr d'oeuf de poule noire de Herve, a été inventé par la poule qui gratte; elle est d'ailleurs la seule à connaître la formule de fabrication.

La poule magistrale - Allyson Paquot-Detilloux, route du Val-Dieu, 902 - 4654 Charneux 0495/35.41.08 paquotallyson@skynet.be

Procession del Céqwemme

 

 

De nos jours encore et toujours, la procession du lundi de la Pentecôte est une manifestation importante de foi chrétienne et d'attachement au folklore religieux local.

Le dimanche, à 17h, une trentaine de tambours et clairons de la Clique de la royale Garde Saint-Jean prend le départ au coin de la rue Jardon, juste après le premier tir de «tchambes» dû au groupe des carillonneurs herviens, pour rappeler dans toutes les rues la cérémonie du lendemain.

Des bannières et des oriflammes enjambent les rues où passera la procession et les fenêtres des maisons s'ornent de crucifix, de statues, de fleurs et de bougies qu'on allumera au passage du Saint-Sacrement.

Le lundi, à 3h du matin, les tambours reprennent la route pour sonner le réveil et, à partir de 4h, les Herviens et les anciens Herviens revenus pour la circonstance, se rassemblent devant l'église. A 5h, les tambours s'ébranlent et la procession se met en marche, par n'importe quel temps, beau ou mauvais. C'est ce qu'on appelle le départ du premier tour.

Le cortège est à ce moment très simple. On peut y voir en tête une bannière puis les tambours et quelques musiciens, les fidèles sur deux rangs, priant et chantant, la statue de la Sainte Vierge appelée «la petite Notre-Dame du premier tour»; les acolytes, le clergé et le Saint-Sacrement porté sous le dais lui aussi «du premier tour».

Le premier arrêt se fait rue Jardon, au reposoir élevé devant le grand crucifix datant de 1850. On y donne la première bénédiction au son des clairons et de la pétarade des «campes» qui annoncent à tous le début de la procession.

On suit alors la route de la Clé, et sortant de la ville, on passe sous le viaduc de Noblehaye où a lieu la distribution d'un feuillet de chants et le comptage des participants.

Dans le petit jour qui se lève, entre les haies derrière lesquelles accourt et vient se ranger parfois une troupe de vaches curieuses, par la rue de Noblehaye et le chemin Laboulle, on arrive à la ferme des Fawes où se donne la seconde bénédiction, au son des clairons.

A ce moment commence la partie la plus pittoresque de la procession. On descend à travers les prairies, où le fermier a fauché une largeur d'herbe et ouvert les barrières pour permettre le passage; on enjambe le petit ruisseau de Bolland puis on remonte par le lieu-dit «so l'hougne» vers la route de Maastricht. A la «Croix de pierre» se donne la 3ème bénédiction.

De là, sur deux rangs, on se dirige par la grand-route vers Battice mais on s'arrête auparavant devant le reposoir de Chesseroux où le curé de Battice et ses paroissiens rejoignent la procession. Le curé y donne la 4ème bénédiction, de nouveau au son des clairons et des «tchambes». Ensuite, cette fois sous un soleil vigoureux, quand il veut bien être présent, la procession se dirige vers l'église de Battice. Là, les fidèles peuvent assister à la messe et ensuite aller se restaurer tandis que ceux qui ne font que le premier tour, la moitié environ des participants, retournent vers Herve.

Vers 9h, le cortège se reforme pour entamer le deuxième tour. Par la route de Verviers on se rend à l'église de Manaihant. Les participants font une courte halte à l'église, se désaltèrent puis reprennent la route vers Bruyères. Là, à l'église, on donne la bénédiction suivie pour les uns d'un certain temps d'adoration du Saint-Sacrement tandis que les autres se restaurent car il est près de midi. La procession prend alors la route de la Maison du Bois, s'arrête pour la bénédiction à la chapelle Legrand et pour une nouvelle bénédiction au carrefour de Hubertfays. La marche entame maintenant la chaussée de Liège pour remonter vers Herve, certaines années sous une chaleur accablante. Au reposoir dressé au lieu-dit «sur les Vignes» les participants courageux feront la jonction avec la procession arrivée de Herve.

Car vers 1h, un cortège s'est formé devant l'église de Herve pour solenniser la "rentrée" et s'est rendu au reposoir «Sur les Vignes». Le clergé revêtu de riches ornements, la statue de la Sainte Vierge appelée «la Vierge de la rentrée» dans son manteau bleu orné de dentelles et de pierreries, des groupes d'enfants portant bannières et oriflammes, le groupe des premiers communiants de l'année, les musiciens et la chorale, les pompiers en uniforme (jadis quand les charbonnages étaient encore en activité, une délégation de mineurs), les fidèles qui ont fait le premier tour et d'autres très nombreux y attendent l'arrivée de ceux qui ont fait le tour complet. Quand les deux groupes sont réunis, on donne la bénédiction et les deux cortèges, sans se fondre, repartent pour la rentrée solennelle. On repasse comme au matin par la rue de la Clé mais, cette fois, entre deux rangs de nombreux curieux. Au milieu d'une très grande foule, une derrière halte a lieu au reposoir de la rue Jardon. Les tambours battent, les clairons sonnent quand le prêtre élève l'ostensoir pour bénir la foule tandis qu'éclate un énorme «carillon» dans un chemin tout proche. Dès que le cortège a repris sa marche vers l'église, beaucoup de mères viennent asseoir leur tout jeune enfant sur l'autel, à l'endroit où le Saint-Sacrement a reposé, en guise de bénédiction particulière. C'est au milieu d'une foule de plus en plus dense que la procession entre dans l'église, pleine de toute part, où résonnent orgues, tambours et clairons. Au son des grandes orgues, le clergé entonne le Te Deum (chant d'actions de grâces) et le Tantum ergo liégeois. Tambours et clairons saluent la dernière bénédiction suivie du cantique traditionnel «Célébrons à jamais le Seigneur dans ses bienfaits». C'est par une dernière prestation de toute la clique, à ébranler les voûtes de l'église, que se termine la rentrée solennelle de la procession «del Céqwemme». Le périple a été de près de 15 kilomètres 300.

Son origine doit être ancienne et se perd dans le passé. La première mention retrouvée remonte à 1592, sous le pastorat de Nicolas Pucetanus.

Vocabulaire : Séqwemme-Céqwemme-Cicwemme-Cincwcmme-Cinqwemme : vient du latin «quinquagésime» qui signifie cinquantième ou Pentecôte (cinquante en grec), fête se célébrant 50 jours après Pâques.


 

Foire St Léonard

Le 6 novembre de chaque année, traditionnelle foire St-Léonard, patron des mineurs dans le centre de Herve. Quel spectacle pittoresque que cette foire aux variétés. C'est un ensemble multicolore d'échoppes où se débitent toutes sortes de douceurs : caramels, sucres d'orge, jus de réglisse, fruits, ...

Des camelots et des "charlatans" offrent leurs marchandises, des marchands d'ustensiles agricoles et des chanteurs complètent ce tableau. Les rues de la petite ville sont inondées car c'est le rendez-vous de toute la population avant les tristes jours d'hiver.

Les origines de cette foire remontent certainement à l'organisation de la Foire Franche de Herve. Selon les registres de la Chambre des Comptes elle existait déjà à la fin du 14ème siècle.

Cette foire jouissait de certains privilèges : dès le 3 novembre et pendant 7 jours consécutifs, les marchands et les bourgeois vendeurs et acheteurs, bénéficiaient d'une certaine immunité et d'une plus grande liberté car nul ne pouvait être arrêté ni poursuivi durant ce délai même pour les délits antérieurs à la foire.

A cette occasion, même le gouverneur du Limbourg, escorté d'une belle suite de cavaliers, se rendait à Herve.

La foire Franche était principalement un grand marché à bestiaux; on y amenait de partout chevaux, vaches, brebis et porcs.

Carillonneurs

Les Carillonneurs Herviens
Rue de Soumagne, 11
4650 HERVE
TEL: 087.675645
FAX: 087.660389

Notre groupe n'est pas à proprement parler un groupe folklorique comme on peut l'entendre dans nos habitudes wallonnes, mais nous participons à beaucoup d'événements du folklore wallon en exécutant des tirs de campes lors des processions ou des cortèges folkloriques.

1. HISTORIQUE
Cette coutume, vieille de plusieurs siècles, avait pour but d'éloigner les mauvais esprits lors des processions et particulièrement lorsque celles-ci rentraient dans les murs des cités fortifiées de l'époque.

Depuis, cette activité s'est folklorisée et s'est plus adaptée à l'accompagnement de processions ou de toutes autres activités revêtant un caractère magistral.

C'est en 1980, à la demande du Comité des Processions présidé alors par feu Monsieur le professeur Charles Malvaux que quelques mordus de folklore local reprennent les activités de Madame Moors de Renouprez-Charneux atteinte par la limite d'âge et qui cessait ses activités d'artificier.

Cette reprise d'activité était uniquement destinée à l'exécution des tirs de campes lors des trois processions de Herve à savoir la "Céqwemme", la Fête-Dieu et le 15 août.

De nos jours, nous sommes appelés pour toutes sortes d'événements folkloriques et notre activité n'a de limite que la nécessité d'avoir un endroit pour exécuter le tir en toute sécurité.

2. TECHNIQUE

DESCRIPTION
Un tir de campes est constitué d'une série de boîtes creuses (campes ou tchampes) en acier et dont le vide est rempli de poudre noire explosive et bourrée fortement avec de l'argile séchée. A la base de ces boîtes, une amorce va permettre de mettre à feu la charge explosive intérieure.

PREPARATION
Le "Broyeur" doit broyer l'argile brute pour la transformer en poudre susceptible d'être tassée. Pour ce faire, il utilise un lourd rouleau en acier puis ensuite ce broyat est tamisé pour le rendre pulvérulent.

Les campes sont d'abord équipées à leur trou d'amorçage d'un bouchon en bois qui va permettre d'exécuter le bourrage sans danger pour les manipulateurs. Elle sont ensuite remplies chacune d'une dose de poudre noire puis alignées sur un banc de bourrage.

Le "Remplisseur" remplit le vide restant d'argile pulvérulente puis le "Bourreur" vient, à l'aide d'une bourre en acier, comprimer très fortement cette argile afin de rendre l'ensemble explosif.

Les campes sont alors transportées vers le banc d'amorçage ou l' "'Amorceur" enlève le bouchon de bois de sécurité et le remplace par une amorce de fine poudre noire.

Les campes sont alors disposées dans des caisses en bois par 50 pièces.

TIR
Le choix du lieu où se déroulera le tir est d'une importance capitale car il doit répondre à un critère de sécurité optimale.

La deuxième mesure de sécurité est le port par les carillonneurs d'une tenue rouge voyante et ignifugée et d'un casque permettant d'assurer le tir sans trop de risque.

Un tir peut contenir de 150 à plus de 1200 pièces placées en alignement sur le sol revêtu d'une couche de sciure pour éviter la remontée de l'humidité dans les "Campes". Cet ensemble est ensuite raccordé par une traînée de poudre noire qui vient en contact avec les amorces des charges.

Au moment voulu, le "Boutefeu" allume le début de la traînée et celle-ci met le feu de proche en proche à toutes les campes en faisant une pétarade extraordinaire dans un immense nuage de fumée blanche. L'effet est grandiose et les spectateurs se bouchent les oreilles tant le bruit est effrayant.

La finale du tir est assurée par une série de très grosses campes qui vont donner le bouquet final dans une explosion retentissante.

Après le dernier très gros coup de feu, le silence revient, instantané, lourd, puis viennent les applaudissements du public ravi d'avoir encore une fois été impressionné par cet événement.

3. LISTE DES TIRS HABITUELS

Herve Cavalcade du lundi de Pâques
Herve Grande procession du lundi de la Pentecôte
Wandre Procession de la Fête-Dieu
Liège St Pholien Procession de la paroisse de St Pholien le dernier dimanche de juin
Liège Outremeuse Ouverture des fêtes d'Outremeuse le 14 août place Delcourt
Limbourg Procession du 15 août
Herve Procession du 15 août
Chèvremont Fête de la fricassée et bénédiction des animaux
Herstal Procession de la paroisse Licour le dernier dimanche de septembre
Liège St Pholien Cortège de la Fédération des Groupes Folkloriques Wallons

4. LISTE DES CARILLONNEURS

BONSANG Albert
HENRARD Edouard
HUYGEN Gérard
ISERENTANT Raymond
LAMBRETTE Joseph
LEYNEN Roger
MASSERA Joseph
SOHET Pierre
ZINNEN Paul

Jumelage BATTICE-FORGES-LES-EAUX

En 1960, un groupe de jeunes batticiens dynamiques, menés par René Aldenhoff, sont décidés à nouer des liens, à réaliser un jumelage avec une ville française ayant les mêmes atomes crochus que Battice, autrement dit la fabrication de fromages et de produits laitiers.

Ils se rendent en Seine Maritime et plus exactement à Neufchâtel mais hélas, Neufchâtel est déjà jumelé et, là, le maire leur renseigne la ville de Forges-les-Eaux. Dès les premiers contacts avec la mairie de Forges-les-Eaux, on sent une réelle envie d’union entre ces deux communes. Les contacts sont pris…

La même année se crée le nouveau comité de Battice : “ Accueil Touristique de Battice”. Par la même occasion le comité dynamique crée “le Musée du Remoudou” (transféré à l’heure actuelle au Musée de la Roue à Mortroux).

Les raisons que possèdent les communes d’unir leurs destinées sont multiples. Sur le plan général, la France et la Belgique sont 2 nations sœurs, qui ont la même histoire, les mêmes souvenirs, la même civilisation latine, la même culture. Non seulement, elles ont combattu côte a côte pour défendre leur liberté, mais les 2 communes possèdent des caractères identiques. Elles ont toutes deux le même nombre d’habitants, un marche agricole, des fromageries, des siroperies, des cidreries..., un paysage herbagé et vallonné.

Le 4 juin 1960, c’est le grand jour pour officialiser ce jumelage. Monsieur Georges GRAMME, bourgmestre de Battice accueille plus de 100 habitants joyeux et sympathiques sous la conduite de leur maire Mr. Metadier, homme affable et jovial, souriant, aux paroles chaleureuses. Ils ont reçu l’accueil que seuls reçoivent des amis très chers, que l’on est heureux de revoir chez soi, après une longue attente, et que l’on souhaite entourer d’honneur, de présents, de chaude cordialité...

Les forgions arrivent et font le tour de la vaste commune de Battice après avoir apposé la plaque “ jumelé à Forges-les-Eaux ” : ils traversent José, Bruyères, Manaihant pour terminer sur la place de Battice, où les deux communes vont prêter serment.

Monsieur Mariaque, représentant l’association belge pour le comité des communes de l’Europe félicite les deux communes dont l’initiative montre bien, dit-il, la volonté d’oeuvrer de toutes leurs forces pour que l’Europe unie soit une réalité vivante.

Il souhaite que ces “ accordailles ” marquent le début d’une relation constante et de contacts sincères entre les 2 localités, et lit le texte du serment du jumelage, par lequel Battice et Forges-les-Eaux s’engagent à favoriser entre elles des échanges et à créer des liens permanents pour arriver à une meilleure compréhension mutuelle et pour conjuguer leurs efforts dans tous les domaines, spécialement en faveur de l’unité européenne.

1961
C’est au tour de Battice de gagner la douce France pour une cérémonie de retour d’un fameux jumelage entre les habitants de Forges-les-Eaux et de Battice.

Je suis content, nous dit Monsieur Georges Gramme, bourgmestre de Battice, du succès de cette entreprise de retour à Forges-Les-Eaux, un an après le jumelage initial qui se déroula à Battice.

“ Nous étions 150 batticiens à nous rendre en Seine Maritime, porte de la Normandie, et pays assez semblable au nôtre, par ses débouchés économiques, le fameux fromage de Neufchatel-en-Bray, le marché de Forges et son activité agricole. Nous voulions des échanges d’homme à homme, des relations durables du type personnel au-delà du genre fonctionnel, par exemple, ces trompeuses négociations entre conseil communal et municipal. II reste une profonde affection entre batticiens et forgions, un affection solide qui ne peut s‘estomper mais plutôt qui risque de s‘amplifier...”

De 1961 à 1970
Les échanges ne cessent de s’accentuer. Batticiens et forgions s’invitent à des fêtes familiales, telles que mariages, communions... et cela sans que plus aucun des comités n’intervienne. Les familles partagent leur tristesse et leur joie. Les forgions se rendent à Battice pour la fête annuelle en septembre. Les batticiens participent au 14 juillet. Dans aucun des cas, il n’est nécessaire de réserver des chambres à l’hôtel.

1969
L’A.T.B. pense au 10ème anniversaire. Il faut que ce soit des retrouvailles, il faut renouer avec ferveur les sentiments d’amitié et de fraternité qui lient les citoyens de notre ville-soeur, et ceci à l’occasion du 10ème anniversaire du jumelage.

1970
Les forgions débarquent a Battice. Ils sont logés dans les familles belges et ne sont pas prêts d’oublier avec quelle chaleur ils sont accueillis pendant les 2 jours. Monsieur Pierre Blot, maire-adjoint représentant la Ville de Forges-les-Eaux, est accueilli par le bourgmestre de Battice, Georges Gramme; il remercie l’équipe de l’A.T.B. et souhaite que les contacts reprennent plus fréquemment. L’an prochain, aux fêtes de la Pentecôte 1971, nous rendrons aux batticiens l’amitié qu’ils témoignent aux forgions en organisant à notre tour, la fête du 10ème anniversaire du jumelage à Forges-les-Eaux. Le maire-adjoint souhaita également que des échanges de jeunes resserrent encore plus l’amitié entre les citoyens des deux villes. “Le cœur de Forges ne vous oublie pas et saura vous le prouver l’an prochain ».

1971
Les batticiens se rendent à Forges par un itinéraire idéal : Verviers, Ciney, Philippeville, Couvin, Chimay, Macquenoise, Hirson, St Quentin, Amiens, Poix, Gaillefontaine et Forges-les-Eaux.

Forges accueillait les amis de Battice: 172 Batticiens ébahis devant la ville fleurie et pavoisée aux couleurs franco-belges. Vraiment une réussite !

Ce qu‘il faut absolument, nous dit le président de l’A.T.B., c‘est renforcer les échanges humains. Je ne veux pas d’un jumelage prétentieux, se réalisant au niveau des seuls dirigeants. Des batticiens se sont rendus chez des forgions, parfois dans de bien modestes conditions, mais des forgions au grand cœur, c’est le principal. Dans les années à venir, nous allons poursuivre l’opération sur ce climat familial. L’expérience du 10ème anniversaire est encourageante.

De plus, Battice possède un potentiel fort jeune. Les ménages neufs y sont légion, il y a peu d’adolescents et un kyrielle d’enfants. Progressivement, nous déboucherons vers cette jeunesse, qui prendra la relève et continuera notre jumelage actuel. C’est une nouvelle ressource pour l’avenir, un gage supplémentaire de succès.

Et, en effet, les jeunes sont là et en 1979, un an avant le 20ème anniversaire, 40 jeunes partent vers Forges-les-Eaux en course relais. Ils veulent préparer cette fête, lancer le défi à leurs prédécesseurs et ainsi permettre aux jeunes de faire connaissance avec leurs amis français. Il y a 400 kilomètres à parcourir entre les 2 localités. C’est merveilleux, une réussite parfaite à tous points de vue, vraiment une extraordinaire leçon d’amitié !

Arrivé à Forges, l’un de ces jeunes déclare “ j’étais tout étonné de sentir que j’avais le cœur serré lorsqu’on nous a appellés, l’un après l’autre, pour être présentés au Bourgmestre, juste avant le départ. Je croyais faire partie d’un simple événement sportif; en fait c’était quelque chose d’autre ! ”.

L’échevin de la culture et des sports, depuis lors Bourgmestre de notre commune, qui fit les cinq premiers kilomètres, devait dire “ quelle idée, quelle idée pleine de charme, vous avez donné la priorité à la vie communale, celle qui se vit dans la rue ”.

Monsieur Gramme, Bourgmestre de Battice (pardon, de Herve depuis 1977), Ministre de l’Intérieur, s’adressant aux coureurs: “Vous êtes le maillon de cette chaîne de l’amitié, créée en 1960. Je me réjouis que notre jeunesse ait repris le flambeau en prenant cette initiative, elle se montre courageuse car elle n‘a pas choisi la solution la plus confortable.”

A Forges, ils sont très bien reçus et présentent en la salle des fêtes, un montage de diapositives sur Battice et sa région. Ils offrent au comité du jumelage de Forges des produits régionaux. Vraiment un week-end très chaleureux et inoubliable.

1980
Après ce coup d’éclat de 1979, quelques mots suffisent. Les 180 forgions qui participaient au week-end du 20ème anniversaire du jumelage ne sont pas prêts d’oublier l’accueil que leur ont réservé leurs amis batticiens. Si l’on savait que Battice maîtrisait l’art de la réception, il faut bien avouer que toutes les espérances des forgions furent dépassées par ce raz de marrée de l’amitié qui, tout au long de ce week-end submergea la cité wallonne.

A cette occasion, la rue de Forges-les-Eaux est inaugurée à Battice.

1981 : deux grands évènements
Retrouvailles des batticiens à Forges.
Le week-end est fait de sympathie et de joie. Les amis français sont épatants. Une réelle ouverture de coeur fait vivre à tous un inoubliable week-end.

En août de la même année, c’est les plus jeune qui veulent fraterniser avec Forges-les-Eaux. En effet, l’équipe des scouts catholiques de Belgique ‘jeunes en route”, décide d’effectuer les 400 Km qui relient Battice à Forges à l’aide d’un cuistax de 10 places, qu’ils avaient construit eux-mêmes. Arrivés a la frontière française, le cuistax est arrêté par les douaniers et est déclaré “non conforme au règlement”. Mais ces jeunes de 17 et 18 ans ne se découragent pas et ils partent en car pour retrouver la ville d’accueil de Forges où ils restent 2 jours dans une ambiance extraordinaire. Ils reviennent ensuite à la frontière et font le retour à l’aide de leur engin prototype. Pour finir, tout est magnifique! Les 400 km sont accomplis et Forges est conquis par les moins de 18 ans. Quelle étape pour ce jumelage !

1985
La vitesse de croisière augmente et les comités dynamiques de Forges et Battice décident de ne plus attendre 10 ans entre les fêtes anniversaires car c’est trop long. Les cœurs de nos villageois respectifs ne supportent plus cette longue échéance. De grandes manifestations sur le thème “le cirque” sont organisées à Battice. Le renouvellement des vœux est de rigueur.

1986
Les batticiens se rendent à Forges où dans les discours, on félicite forgions et batticiens pour avoir bien compris le sens du jumelage, son intérêt ... Les comités remercient tout le monde pour les initiatives prises de part et d’autre, aussi bien dans les comités, que dans les familles. Il est clair qu’il ne faut pas attendre les anniversaires pour se voir et se revoir et c’est un jumelage de cœur qui découle de nos 25 années d’amitié franco-belge.

En plus de tout ce qui est vécu lors de ces grandes fêtes depuis 1960, à la fin et à différentes occasions, sont organisées différentes manifestations entre nos 2 cités :

Des matches de football et ce, sous les auspices du F.C. Battice. Depuis plusieurs années, le club de natation de Herve organise un camp de natation d’une semaine a Forges. La piscine municipale est mise à leur disposition ;

L’Amicale des Pompiers de Battice est en étroite relation avec celle de Forges. En 1988, lors de l’inauguration des nouveaux locaux des pompiers volontaires de Battice, plusieurs dizaines de forgions ont été accueillis à Battice. Cette année encore, les pompiers de Forges-les-Eaux représentaient la France dans la grande manifestation “Pompiers sans frontières” organisé par le service régional d’incendie de Herve-Battice;

Un mariage forgion-batticienne a été célébré en 1978;

L’harmonie de Forges est venue jouer à plusieurs reprises a l’occasion de la fête annuelle en septembre et la garde St Jean s’est rendue à Forges-les-Eaux. En 1986, la cyclo fanfare de Liège prestait à Forges-les-Eaux pour le 25eme anniversaire;

Deux fois déjà les maires des villes de Seine Maritime se sont rendus dans le Pays de Herve pour un séjour et une visite de nos localités ;

Plusieurs amis de Forges ont été intronisés par la “Seigneurie du Remoudou” (fromage de Herve) tandis que des batticiens ont été déclarés ”citoyens d’honneur” de la Ville de Forges-les-Eaux.

1990
Près de 300 Forgions ont effectué le déplacement dans le pays de Herve. Beaucoup de particuliers venus revoir des amis, mais aussi les pompiers, l’harmonie, le club de football, le club des cyclistes, l’équipe de handball ainsi qu’un groupe de danseuses. La délégation était conduite par le Maire de Forges, Monsieur Blot. Couleurs française et belges ornaient la plupart des façades quand, samedi, le bourgmestre André Smets et les membres de L’Accueil Touristique de Battice ont accueilli les hôtes français qui étaient tous hébergés dans les familles.

Dimanche, sur la place du marché, où on avait monté des tribunes formant une arène particulièrement propice à la présentation d’un spectacle en plein air, était programmé “ BATTICE, VILLAGE D’EUROPE ” une réalisation son et lumière créée par tous les comités du village.

Bien nombreux étaient les bénévoles qui s’étaient consacrés, pendant des semaines entières à la réalisation du spectacle, point d’orgue du trentième anniversaire. Le public était nombreux et les applaudissements fusaient.

Encore une réussite totale.

1991
Les 18, 19, 20 mai 1991, 300 Batticiens se son rendus à Forges-Les-Eaux pour y fêter le trentième anniversaire du Jumelage.

Beaucoup de personnes sont parties par leurs propres moyens, mais d’autres ont pris le car et les derniers, les plus courageux ont parcouru cette longue distance en pédalant et en courant, sous forme de courses relais. Un exploit extraordinaire réalisé par des jeunes mais aussi des moins jeunes que l’on pourra encore féliciter. Un car suivait tous les coureurs pour le relais. Une assistance de huit camionnettes et de deux voitures complétait le convoi. L’autre car démarrait quelques heures après pour rejoindre le point de rendez-vous: Gaillefontaine. Deux cars, huit camionnettes, des dizaines de voitures, des cyclistes, des coureurs: une file de plusieurs kilomètres formant ainsi le cortège pour se rendre huit kilomètres plus loin, à FORGES-LES-EAUX.

Le samedi 18 mai à 15h00, nous étions déjà invités à l’inauguration de l’usine PACKO (filiale française d’une usine belge ).

A 18h00, nous assistions au vernissage d’une exposition de peintres au foyer municipal.

A 22h00, André VERSCHUREN et son orchestre ne nous ont même pas laissé un peu souffler de notre voyage. Avec son accordéon, il nous a tout de suite mis dans la joie sur la piste de danse.

Le dimanche 19 mai 1991, à 9h45, nous assistions à la Grand-Messe en l’église Saint-Eloi célébrée par l’Abbé LESECQ. Là encore, l’Harmonie nous a prouvé ses grands talents musicaux.

A 10h45, un dépôt de gerbes avait lieu au monument aux morts. A 11h15, une réception officielle était organisée à la caserne des pompiers. Un magnifique échange de cadeaux et de discours avec comme surprise, la nomination de Monsieur le Ministre Melchior Wathelet et de Monsieur l’Ambassadeur, Monsieur Cahen en tant que citoyens d’honneur à Forges-les-Eaux.

A 14h30, 60 voitures anciennes, des origines à 1936, nous faisaient rêver en parcourant les rues de Forges.

A 19h00, une soirée bien chargée nous attendait puisque encore une fois l’Harmonie de Forges était là, suivie par la Seigneurie du Remoudou. AGNES et EN VOITURE SIMONE achevèrent le spectacle mais pas encore la soirée. Un superbe feu d’artifices européen nous attendait à la sortie du chapiteau.

Le lundi 20 mai 1991, de 15h00 à 18h00, une après-midi sportive allait se dérouler. Plusieurs matchs de football et de basket allaient se disputer. C’est après la remise des coupes que nous reprenions la route vers Battice.

1995
Voici 35 ans, s’inscrivant déjà dans l’esprit de la construction européenne, les communes belge et française de Battice et de Forges-les-Eaux ont décidé de jumeler leurs destinées. Le bourgmestre de Battice, Georges Gramme, qui a scellé ce serment de Jumelage se doutait-il, même s’il l’espérait au fond de lui-même, que ce jumelage allait perdurer au-delà des décennies? Peu de Jumelages, comme le souligne à l’heure actuelle le Maire de Forges-les-Eaux, ont survécu à 35 années de vie...
Et pourtant, entre Battice et Forges-les-Eaux, le Jumelage reste vivace et indéfectible puisqu’il a donné lieu à deux mariages entre Forgions et Batticiens!

Ce serment de Jumelage est oxygéné par la volonté de liens réciproques.

Ce présent week-end a encore démontré la force de ce Jumelage belgo-français. Pas moins de 300 Forgions ont investi la petite cité Batticienne, répartis dans pas moins de 90 familles d’accueil.

Tous étaient là pour célébrer le 35ème anniversaire de ce Jumelage dont le serment a été renouvelé au cours d’un banquet.

Pour ces trois journées de fête, nous avions concocté un programme comportant des jeux pour lesquels Forgions et Batticiens se mêlaient dans les équipes, une journée sportive favorisant les échanges entre différents clubs sportifs.

Notons encore qu’une trentaine de Forgions avaient tenu à parcourir la distance séparant les deux communes à vélo. Ainsi, par des chemins détournés, profitant d’une escapade touristico-vélocipédique, ils ont pédalé durant près de 500 km pour nous retrouver.

1996
36ème anniversaire du Jumelage à Forges-les-Eaux.
Trois mots peuvent qualifier ce Jumelage: AMITIE, FIDELITE, SINCERITE.

L’amitié est exemplaire et ce Jumelage est remarquable quant à sa longévité: trois générations de Batticiens et de Forgions l’ont entretenu et fortifié assurant ainsi une pérennité peu commune. Demain, une autre génération prendra le relais: l’avenir est assuré puisque déjà existent des échanges entre les écoles primaires de Forges et de Battice.

La sincérité accompagne toutes les actions: nos communes contribuent à l’élaboration de l’Europe et des Hommes. Sans le consentement des femmes et des hommes qui constituent nos peuples, nous ne ferons jamais une véritable communauté humaine et tolérante dans le respect de nos différences.
Le Jumelage a permis aux habitants des deux villes de se connaître et de s’apprécier très sincèrement; il apporte sa modeste contribution à la construction européenne, mais chacun sait bien que les petits ruisseaux forment les grands fleuves...

Quelques lignes du programme:
Samedi 25 mai:
14h30, accueil des Batticiens à Gaillefontaine.
15h00, départ du cortège pour Forges-les-Eaux.
15h30, arrivée à Forges, défilé en ville, accueil musical, répartition dans les familles.
17h00, vernissage de l’exposition sur le verre.
22h00, grand bal sous chapiteau

Dimanche 26 mai:
09h45, messe célébrée conjointement par l’Abbé Amaury de Forges et l’Abbé Desonnay de Battice.
10h45, manifestations au monument aux morts.
11h15, réception au casernement des pompiers
14h45, départ de l’animation et de l’épreuve automobile de régularité.
19h00, dîner spectacle sous chapiteau avec l’Harmonie et la Batterie-Fanfare.
21h00, renouvellement des serments de Jumelage.
21h30, grande nuit de la magie, du rire et de la bonne humeur.

Lundi 27 mai:
Grande journée multi-sports.

1998
La Ville de Forges nous convia à la tribune d’honneur pour assister à l’arrivée de la deuxième étape du tour de France qui fut remportée par...un belge!

Le premier “ Bébé Jumelage ” a offert ses premiers cris à ses jeunes parents. Il s’appelle Jérémy et le deuxième enfant issu du quatrième mariage franco-belge est attendu impatiemment pendant les festivités du mois de juin 2000.

2000
Samedi 10 juin, il est environ 14 heures lorsque les visiteurs forgions sont annoncés (après six heures de route). Aussitôt, on bloque la route et la foule entoure les personnalités, alors que des drapeaux et des guirlandes ont été disposés sur la route, le village de Battice entièrement réaménagé avec l’idée du Président de planter sur la place un arbre par forgions. C’est ainsi que jour après jour, suivant les inscriptions, la place s’est transformée en bois puisque près de 400 Forgions ont fait le déplacement pour fêter avec nous le quarantième anniversaire du Jumelage.

Le Président de l’Accueil Touristique prend alors la parole en remerciant toutes les personnes ayant, d’une façon ou d’une autre, contribué à la préparation de ce week-end.

Ce fut le tour du Bourgmestre qui a tenu à exprimer sa gratitude à tous les Batticiens qui étaient prêts à ouvrir leur coeur et leur maison aux amis Forgions.

Le maire de Forges-les-Eaux remercie également tous les Batticiens pour leur travail de préparation avant d’affirmer que le jumelage Battice / Forges-les-Eaux constituait (et les 39 dernières années en est la preuve) une démarche essentielle de convivialité entre des personnes et des familles bien plus qu’entre des institutions.

Après tous ces discours, c’est la commission de répartition des familles qui se mit au travail pour placer tous nos hôtes dans leurs familles d’accueil pendant que le personnel du service d’incendie servait un apéritif bien mérité. Petit à petit, quand les familles furent réunies, elles prirent la direction de leurs foyers afin de faire plus ample connaissance.

A 21 heures, tout le monde se rendait au chapiteau pour le bal de l’amitié. Les sportifs pouvaient s’y rendre deux heures plus tôt pour visionner sur écran géant le match de football Belgique-Danemark.

Dimanche 11 juin.
A 10 H 15’, tout le monde se rend à l’église pour la messe du jumelage célébrée par l’abbé Joseph Desonay. Plusieurs chorales nous ont dévoilé leur talent. Ensuite, un cortège se formait pour aller déposer des gerbes au monument aux morts. Le cortège était précédé par plusieurs membres de la fédération nationale des anciens prisonniers de guerre. Leurs drapeaux nous rappelaient un cours instant, les souffrances auxquelles ils avaient dû faire face. Le cortège prenait alors la direction du cimetière pour fleurir les tombes des trois fondateurs du jumelage, Monsieur Georges Gramme, Monsieur René Aldenhoff et Monsieur Victor Liégeois. Le cortège arrivait alors à sa destination finale, la Place de Battice où nous pouvions déguster un excellent verre de cidre de la région tout en écoutant diverses mélodies de l’Harmonie de Forges-les-Eaux.

A 14 heures, après un bon repas dans les familles, toute la population se rendait dans le centre de Battice où nous avions organisé des jeux sans frontière. Quatre équipes aux couleurs de divers pays européens s’affrontaient dans différentes disciplines : courses d’ânes, scrabble géant, jeux de ballons, plateau d’équilibre, etc.
Tout s’est déroulé sous un soleil de plomb et les participants n’ont pas pu cacher leur joie en se rendant au vestiaire où une bonne douche les attendait.

A 20 heures, nous avions tous rendez-vous au chapiteau pour le banquet. 1000 personnes rassemblées pour un buffet chaud réalisé par un traiteur exceptionnel. La soirée commençait avec deux humoristes régionaux. Le bourgmestre, le maire et les deux présidents de comités de jumelage lurent ensuite le serment du jumelage par lequel Battice et Forges s’engageaient à favoriser entre elles des échanges et à créer des liens permanents pour arriver à une meilleure compréhension mutuelle et pour conjuguer leurs efforts dans tous les domaines, spécialement en faveur de l’unité européenne. Après les échanges traditionnels de cadeaux, c’est le très célèbre chanteur Jean Vallée qui entrait en scène.

Lundi 12 juin.
La journée était libre de choix pour chacun. Plusieurs visites étaient organisées : Espace des Saveurs, Fort de Battice, visite en car de la région. Les sportifs se sont disputés plusieurs rencontres de football, basket et de korfball.
Vers 18 heures, les forgions regagnaient leurs cars sous les applaudissements et les pleurs. Un moment de déchirement qui s’efface vite en repensant à ce que ce week-end nous a apporté à tous.

2001 : 41ème anniversaire du jumelage Battice - Forges-les-Eaux.

Une fois de plus, une cinquantaine de participants firent le voyage jusque Forges-les-Eaux à vélo. Soutenus par une équipe logistique, les cyclistes se sont relayés pour un véritable défi (400km en 20h) au profit de la mucoviscidose. Ce raid de l’amitié, également vécu par le bourgmestre de Herve, a rassemblé toutes les énergies pour une belle cause.

Arrivés le samedi et accueillis par de nombreux forgions, les participants ont découvert ou retrouvé, pour la plupart, leurs familles d’accueil. Le soir les a vus réunis pour un bal animé. Le lendemain matin, tous se retrouvaient fidèles au poste pour un hommage au monuments aux morts et une exposition photo retraçant les 40 ans du jumelage. Le reste de la journée fut rempli d’animations variées : ballets nautiques ou marché fermier, rassemblement de voitures ancêtres ;…

Notre jumelage remporte chaque année plus de succès, par sa convivialité et le naturel des relations entre forgions et batticiens. Le dimanche soir, c’est plus de 700 personnes qui se sont retrouvées pour un grand banquet cabaret, dans une ambiance plus que festive, grâce notamment à l’harmonie de Forges. Les serments du jumelage furent renouvelés par le maire de Forges-Les-Eaux, Michel Lejeune, et André Smets, bourgmestre de Herve, ainsi que par les présidents des comités du jumelage, Jeanine Troude et Yves Liégeois. La confrérie du Neufchâtel, fromage cousin du Herve, a intronisé plusieurs personnalités batticiennes, qui respecteront la devise de ce fromage « cœur je suis, cœur je réjouis ».

Le lundi fut placé sous le signe du sport, avec entre autres, la rencontre des footballeurs forgions et batticiens, sous un soleil radieux qui a permis à toutes les familles… de profiter d’une dernière journée dans la grande famille du jumelage.

Samedi 2 juin : 22 heures
Orchestre « Fabrice Gallion »

Dimanche 3 juin :
Place Brévière : de 15h30 à 17h30 : Animations
Orchestre « Heat », jongleurs, baladins, cracheurs de feu
Lac de l’Andelle : Marché Fermier
A la piscine : Animations nautiques

A 19h : Soirée Cabaret
Intronisation de la Confrérie du Neufchâtel – Harmonie – Les Incroyables – Le Grand Turc

Lundi 4 juin :
Journée Sportive
Halle au beurre : Expo Photos/Coupures de presse – Orgue de Barbarie

2002, 2003 et 2004 : Marché Européen

Battice a participé chaque année au Marché Européen de Forges-les-Eaux, qui se tient le 1er dimanche du mois de mai. Les délégations ont pu y présenter la région du Pays de Herve, grâce notamment aux folders et matériel de la Maison du Tourisme du Pays de Herve. Ainsi, c’est 2000 visiteurs qui ont découvert, dégusté ou acheté les produits régionaux suivants : fromage (de Herve, Val Dieu, ...), sirop, cidre, péket, ...

Les autres localités jumelées avec Forges-les-Eaux, à savoir Heathfield en Grande Bretagne et Wennigsen en R.F.A., participaient également à ce grand rassemblement de produits du terroir.

Novembre 2003 : rencontre économique et agricole à Forges-les-Eaux.

Ce projet d’échange est né de la réflexion de plusieurs acteurs de terrain :
- le conseil communal de Herve, et plus particulièrement Rachel Viellevoye, Jacques Goorissen (conseillers) et Jeannot Duysens (président du CPAS), tous 3 "anciens toujours présents" du jumelage.
- Des membres du comité organisateur de la Foire Agricole de Battice : Benoît WYZEN directeur et Raymond ESSER, secrétaire-trésorier dans le but d'inviter le Pays de Bray comme Hôte d'Honneur à la Foire Agricole des 3,4 et 5 septembre 2004
- Rencontres avec les responsables du Comice Agricole du Pays de Bray, les représentants des producteurs de produits brayons (fromage, cidre, ...), les représentants de fédérations agricoles.
- Pays de Herve - futur : Joseph CHARLIER et Dominique HENRARD - échange avec des chevilles ouvrières de la communauté de pays du Pays de Bray : partage d'expériences, comparaison de démarches, évolution des dossiers.
- Institut Provincial de la Reid : rencontre avec les responsables du lycée agricole (LPA) du Pays de Bray en vue d'organiser des échanges d'étudiants (stages croisés, échanges d'expériences,...).

Suite à ce projet, différentes collaborations ont vu le jour, notamment à la foire Agricole de Battice, c'est l'ACTPB (association culturelle et touristique du Pays de Bray) qui a pris la charge de "remplir" le chapiteau en amenant divers représentants (50 personnes) du Pays de Bray.

Clique Royale Garde Saint Jean

C’est en 1929 que quelques citoyens herviens fondent la société de gymnastique de la « Garde Saint-Jean », dans le but d’aider la jeunesse à obtenir un avenir meilleur.

Peu de temps après la création de la société et devant le succès et l’accueil que leur réservent les Herviens, les dirigeants instaurent une société de musique, et c’est sous la direction de Monsieur Jules Leruth, que le comité met en place une clique composée de tambours, de trompettes, de caisses claires, de caisses basses et même de quatre trompettes thébaines.

Le dévouement et le dynamisme du directeur insufflent aux musiciens, dès le départ, une volonté de bien faire et c’est avec fierté que notre cité voit défiler dans ses rues une société de gymnastique entraînée par une clique impeccable par sa discipline, son maintient et ses costumes blancs immacules.

Il n’est pas possible de citer tous les anciens fondateurs, mais parmi eux pensons à Etienne Heusch, Léon Leruth, Joseph Belvaux, Jérôme Demonceau, Joseph et Albert Jacob, Joseph Lonneux qui lui-même sera responsable des tambours pendant une longue période. D’autres locaux seront mis à la disposition de la société entre 1933 et 1940, et on peut citer l’école des Frères, la cour de la laiterie, l’école des Sœurs, le Collège Marie-Thérèse, le Cercle Saint-Joseph …

Hélas, pendant 5 longues années, les tambours et les clairons vont se taire et nous retrouvons la Clique en 1945 avec ce que la tourmente a bien voulu lui laisser comme instrument de musique. La Clique sera alors dirigée successivement par Messieurs François Englebert, Jules Leruth, Jérôme Demonceau, Joseph Lonneux et Georges Beckers.

A l’occasion du 25e anniversaire de la société de la Garde Saint-Jean, le président, Monsieur Jean Martin, obtient de Sa Majesté le Roi, le titre de ROYALE et une fête commémorative est organisée le 28 mai 1954 pour fêter cette distinction.

Après la disparition brutale de Georges Beckers en 1960, la Clique, réduite à quelques tambours, est un moment désemparée jusqu’au jour où Léon Clerdain, le plus ancien des tambours, se voit du fait, désigné comme chef de Clique.

C’est l’époque des 9 vieux tambours à peau d’âne et à cordes, de l’antique grosse caisse et des cymbales. L’année 1965 marquera un tournant important pour la Clique, car par la volonté de Monsieur Martin, il est décidé de reformer une équipe de trompettes, dont la préparation technique est confiée à Monsieur Somja de Thimister. Suite à cette décision, les effectifs atteignent bientôt la vingtaine.

En 1966, un fervent Hervien, admirateur de la jeunesse prometteuse de la Clique nouvelle, Monsieur Léon Simar, habitant rue du Marché, tient la gageure de trouver les fonds nécessaires pour l’achat d’instruments neufs. Il entreprend de visiter les responsables des sociétés locales ainsi que toute une série de bienfaiteurs, à la suite de quoi il peut offrir à la Clique dix tambours et dix clairons, tous flambant neuf. Ainsi, la Pentecôte 1966 est marquée par la sortie de la Clique avec son nouveau matériel, et qui étrenne également pour la circonstance, de nouvelles tenues blanches.

La Clique participe alors à de nombreuses manifestations tant herviennes que régionales ou provinciales. La formation s’élargit peu à peu et compte bientôt une trentaine de membres en 1971. Aux tambours et clairons de Monsieur Simar, sont venus s’ajouter de nouvelles trompettes et cinq magnifiques cors de chasse.

Devant le nombre toujours croissant d’activités musicales ou folkloriques, la société mère de la Royale Garde Saint-Jean autorise, en 1972, la Clique à former son propre comité de gestion, présid&e