Ville de Herve

Ville de Herve

Charneux

Ce village était autrefois appelé "Village des charmilles" en raison des bois de charmes nombreux dans la région.

Eglise de Charneux (alt. : 233 m.).

Au 14ème s., à cet emplacement, existait une chapelle à une seule nef et dédiée à St Sébastien. En 1641, on apporta d'importantes transformations à la chapelle; on construisit deux nefs latérales et les deux bras du transept : au nord, celui de St Sébastien et au sud, celui de la Ste Vierge.

L'intérieur est élégant, en particulier la voûte pourvue de stucs représentant la Vierge et le St Esprit.

La tour massive et le clocher s'élèvent à 45 m. au-dessus du sol.

Eglise classée depuis le 2 décembre 1959.

Bac en calcaire.

Contre le mur du cimetière, beau et large bac orné d'une couronne, de la date 1722 et des initiales N et E : Nicolas Ernolet, vicaire puis curé de la paroisse de Charneux. Sur le mur du cimetière, les 82 anneaux servant à attacher le bétail nous rappellent la foire annuelle de la Ste Catherine qui avait lieu le 25 novembre.

En face, à la maison numéro 11, la poulie située au niveau du grenier servait à monter les ballots de laine préalablement Iavés dans le bac.

Château de Rosmel (Rosmel, 118).

Jadis s'élevait à cet endroit un charmant petit château sans prétention, siège de la seigneurie de Rosmel. A la fin du 19ème s., le château se délabra et en 1906, le sommet de la tour s'écroula sur le toit d'une dépendance. Le propriétaire détruisit alors le reste et vendit les terrains. Au numéro 66 se trouve "la ferme de Rosmel" qui dépendait autrefois du château et qui fut construite au 18ème s.

Chapelle de Haméval (Haméval, 258, (à côté)).

Cette chapelle dédiée à N-D de Lourdes fait corps avec le château de Haméval. Lors de sa restauration générale en 1967, on y a placé une grande statue de N-D des Pauvres offerte en 1949 à M. le curé Kicken. Le nouvel autel en chêne provient de la chapelle de Monty.

Château de Haméval (Haméval, 258).

Ce château s'appelle aussi le château Woenstenraedt, seigneur de Charneux. De ce château ne subsistent plus que le vieux donjon du 16ème siècle et une très ancienne cheminée aux armoiries des Woestenraedt (1588). Les bâtiments accolés à ce vieux donjon datent du 18ème s.

Moulin d'Haméval (Haméval, 260).

Alimenté autrefois par un bras du ruisseau de Monty, ce moulin dont la roue a été enlevée aurait été une dépendance du château (17ème s.).

Chapelle de Monty ou "tchapele al Mizwète".

Cette chapelle fut construite en 1719 et agrandie en 1725. "Mizwète" signifie musaraigne. Cette appellation folklorique pourrait avoir comme origine la vieille dame active, petite et nerveuse comme une musaraigne qui habitait la maison voisine et qui entretenait la chapelle.

Sur la façade, deux troncs : l'un en l'honneur de Ste Appoline invoquée pour la guérison des maux de dents et l'autre en l'honneur de St Salmon sollicité contre les affections de la gorge et de la poitrine.

A l'intérieur, très beau Christ en croix du 18ème s. sculpté dans du frêne, ainsi que deux statues : l'une de St Salmon en pèlerin et l'autre de St Léonard en évêque, patron des mineurs.

Le haut du fronton de l'autel est orné de deux merveilleux angelots en tilleul de la facture de l'école de Delcour.

Une  A.S.B.L. fait  aujourd'hui revivre la chapelle en y organisant des manifestations culturelles.

Hospice Devignes (Champiomont, 16).

Etablissement fondé en 1855 pour héberger une dizaine de vieillards. Actuellement, il s'agit d'une maison de particuliers.

Lieu-dit "Bois del fiesse".

L'origine de ce nom "Bois de la fête" provient peut-être du fait qu'au 13ème s., se déroulaient à cet endroit des tournois entre les seigneurs de Bolland, Xhéneumont et Charneux ou de plus loin, Luxembourg, Liège ou Franchimont. Mais nous ne pouvons produire aucun document à l'appui de cette affirmation.

A cet endroit s'élève une grande croix (hauteur de la croix : 15 m et alt. au pied de la croix : 269 m.) inaugurée en 1913 et qui domine toute la région.

Près de cette croix se trouve aussi une célèbre tourelle d'observation du fort de Battice surnommée "MN 29" et qui résista du 10 au 17 mai aux assauts allemands. A l'intérieur vivaient cinq hommes : 3 furent tués et les 2 autres, blessés, furent emprisonnés.

Grand Vinâve, 30

Remarquable bâtisse renaissance.

Classée depuis le 30 novembre 1960.

Halleux, 341

Mélange de plusieurs styles et de plusieurs matériaux de construction : moellons de grès, torchis et colombage.

Demeure classée depuis le 20 novembre 1984.

Holliguette, 220

Jolie demeure en briques.

Classée depuis le 13 avril 1987.

Sauvenière, 116

Ferme renaissance

Classée depuis le 13 Janvier 1977.

Renouprez, 283

Double maison de style Louis XV datée de 1780.

Classée depuis le 6 octobre 1983.

Calvaire au chêne de Renouprez.

Chapelle renfermant un Christ du 16ème s. et deux vitraux de Ste Thérèse et de St Donat. Ce chêne a abrité durant plusieurs siècles un Christ en croix. Mais en 1921, lors de la construction du chemin de Halleux, le vieux chêne n'étant plus qu'une épave.

Il fut abattu. En 1950, le monument actuel fut érigé par le comité des R'Djettons dès vix Tchène et de généreux donateurs.

Grotte de N-D de Lourdes.

A cet emplacement existait une croix dont une pierre au millésime de 1781 rappelle le souvenir. En 1954, à l'occasion de l'année mariale, les R'Djettons dés vix Tchène ont édifié cette grotte.

Ancienne brasserie (Grand Vinâve, 7 et 8).

Construction du 16ème s. largement transformée au 18ème et au 20ème s.

La porte est surmontée de l'inscription "BATIE lAN 1567/17 C F 62" ainsi que des emblèmes du brasseur : à gauche, la pelle à grain; à droite, la pelle à remuer le malt et au centre, le seau du brasseur.

Château de Beauregard.

Cette construction du 18ème s. a subi l'influence de cette période plus douce et plus soucieuse de confort. Au-dessus de la porte d'entrée "A.-J. Dumoulin & Agnès Belle Fontaine 1777".

Chapelle St-Henri.

Petit oratoire édifié en 1813 par les paroissiens de Charneux en reconnaissance à leur curé Henri Defawes.

Le lieu-dit se nomme "Trouspineu" : trou épineux. Cet endroit très broussailleux était réputé "à macqueralle" et une anecdote est connue à ce sujet : en 1937, un soldat, caserné à Battice et se rendant à Charneux pour courtiser, appréhendait particulièrement ce passage et revint un jour à la caserne, vert de peur et prétendant avoir vu une "blanche femme". Ses camarades ne le crurent pas et se rendirent aussitôt sur les lieux. Ils y découvrirent aussi quelque chose d'étrange mais, plus intrépides, ils s'approchèrent et reconnurent une vache complètement blanche qui agitait la tête dans une haie d'aubépines.

Institut des Fawes.

"Fawes" est un terme latin signifiant "hêtres", ce qui explique la présence d'un certain nombre de hêtres dans ce domaine.

Aux 17ème et 18ème s., il existait un moulin non loin d'ici. En 1814, M. Xhibitte transforma ce moulin en une fabrique de draps et une filature avec 200 ouvriers. En 1850, un incendie ravagea l'usine qui fut alors transférée aux "Fawes".

Avec ses 250 ouvriers, il s'agissait là de l'usine la plus importante de Charneux, M. Xhibitte y fit construire aussi une maison bourgeoise (bâtiment de droite).

Vers 1920, les soeurs de la Miséricorde s'y installent et aménagent l'endroit pour l'éducation d'enfants, sous le vocable de "Val Notre-Dame". En 1957, elles édifient la chapelle. Mais en 1977, en raison de difficultés financières, les religieuses sont obligées de fermer l'établissement qui sert aujourd'hui de centre d'animation et de classes de plein-air.

Lieu-dit "Warrimont".

En cet endroit vivait, jadis, une vieille femme, courbée par l'âge, et qui se promenait, appuyée sur un bâton de houx. C'était, comme on l'appelait dans la région, la fée de Warrimont. Si quelqu'un la suivait, il aurait pu la voir se transformer en cygne mais celui qui assistait à une de ses transformations, mourait dans l'année.

Cette vieille femme parcourait le pays et pour quelque argent prédisait la bonne aventure en inspectant les lignes de la main.