Ville de Herve

Ville de Herve

Battice

Ce nom provient sans doute du terme "Batiches" qui désignait dans l'ancienne langue des terres assujetties à des servitudes. En effet, dès 1270, Herve fut érigée en franchise et la partie entourant la ville n'était pas exempte de charges.
Une autre origine est aussi donnée à ce nom : "Bâtisses" car, sous le gouvernement de l'Autriche (18ème s.), s'élevaient en cet endroit de belles constructions.

Eglise de Battice : (alt. : 329 m.)

Battice est le carrefour de routes importantes dans la région et une chapelle a sûrement existé dans ce village depuis des temps immémoriaux. Elle était située à l'angle des chemins d'Aix et de Verviers. Dès 1790, cette chapelle, devenue trop petite, fut remplacée par une autre chapelle construite près de la maison communale, donc à son emplacement actuel. En 1865, il fut décidé d'édifier une église plus décente dédiée à Saint Vincent de Paul. Cette église fut consacrée le 9 octobre 1897 mais fut incendiée le 6 août 1914 par les Allemands.

En 1920, l'administration communale décida la reconstruction et l'agrandissement de l'édifice qui fut consacré le 3 juillet 1924.

Maison communale de Battice.

(Bâtiment situé juste à côté de l'église)
Construite en 1716, elle abrita entre 1790 et 1794 la Cour de Justice dite du ban de Herve. Après 1880, un bâtiment plus spacieux remplaça la première Maison communale mais elle fut, elle aussi, incendiée par les Allemands en août 1914.

En 1923, fut reconstruit l'édifice actuel. On peut voir dans la façade une pierre taillée aux armes de Charles de Joseph, comte d'Aspremont Lynden et seigneur de Crèvecoeur (date: 1716) ainsi qu'une autre pierre sculptée aux armes des Caldenbourg et Barbieus (date: 1642). Ces deux pierres proviennent du château de Crèvecoeur.

Château de Crèvecoeur (Ferme de Crèvecoeur).

Vaste construction seigneuriale du 17ème s., autrefois entourée de fossés et flanquée de deux tours carrées. Le corps du logis a été en grande partie démoli en 1947-1948 et de cette belle demeure ne subsistent que le porche, une petite partie de l'aile d'habitation et une seule tourelle.

A gauche du portail, côté cour intérieure, un grand bac en calcaire est surmonté d'une dalle armoriée Caldenborch et Barbieus avec la date 1643 et l'inscription "Beny soit Dieu".

Maison Jonas (Xhéneumont, 12).

Cette ferme parait modeste mais, en réalité, nous sommes en présence de tout ce qui reste du Vieux et célèbre château de Xhéneumont. Au-dessus de la porte d'entrée est sculptée une pierre aux armes de Xhéneumont et des Trixhes.

Cette ferme fut construite en 1864 à l'emplacement d'un des bâtiments anciens dont on a conservé le rez-de-chaussée, ce qui explique les murs d'une épaisseur extraordinaire.

Le fort de Battice.

Ce fort combattit du 10 au 22 mai 1940. Le 21 mai, alors que les Allemands ont déjà atteint la mer du nord, vers 17h., une bombe lancée par un stuka enfonce la porte du bâtiment 1 (destiné à faire face aux agressions venant par la route et la voie de chemin de fer) et tue 30 personnes.

Le courant et la ventilation se coupent. Très vite, on arrive à isoler le quartier sinistré et à remettre les ventilateurs en marche. Vers 21 h., les Allemands veulent parlementer mais Battice ne se rend pas. Toutefois, un arrêt des hostilités est décrété jusqu'à 6 h. du matin.

Battice peut dégager ses victimes et faire son inventaire : matériellement, le fort est fini. Tous les forts de la région (sauf Trancrémont) ont déjà abandonné le combat. Il faut éviter l'hécatombe.
Le 22 mai, à 6h du matin, les soldats belges sortent et se rendent après douze journées de lutte acharnée.

Anciennes fermes (Xhéneumont, 7-8).

Ensemble de deux bâtiments de ferme des 17ème et 18ème siècles, l'un de style Louis XIII et l'autre renaissance.

Le linteau de la porte d'entrée porte : "Je prie que la paix de Jésus soit à la maison - 1679".

MM12.

Tourelle d'observation du fort de Battice. Cinq hommes y vécurent durant 9 jours dans une atmosphère d'angoisse. Le 18 mai, vers 21 h., deux charges explosives arrachent la porte blindée rendant l'abri inutilisable. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer car cet abri dispose d'une pièce refuge supplémentaire.

Cette tourelle se situe environ l00 mètres plus bas que le fort, juste avant la première ferme à droite. Du haut de cette colline, les soldats pouvaient observer tous les mouvements venant du côté de La Minerie.